Prinses Astrid



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Image fournie par Bruno Pruvost.
  • Nationalité: Belge
  • Type: malle
  • Position: 51.03.750 N / 2.12.520 E
  • Profondeur max: 22m
  • Taille: 109,6m x 14,48m x 3,05m.
  • Coulé le: 21 juin 1949




  • Histoire-Circonstances:
  • En route depuis Ostende vers Douvres, le bateau heurte une mine devant Fort-Mardyck. Une heure après l'explosion qui se produit sous la chaufferie, le navire s'enfonce par l'arrière et disparait en 30 minutes.
    Les rescapés sont secourus par le cargo "Cap Hadid", le chalutier "Les trois frères", et le cannot de sauvetage "AMIRAL RONARCH".
    Cinq victimes parmi l'équipage en salle des machines.
    Entré au service de l'Amirauté Britannique le 13 Juin 1942, ce bateau avait été transformé en transport de troupes et avait participé au raid sur Dieppe en aout 1942, aux débarquements de Sicile en Juin 1943 et Normandie en Juin 1944.



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    Photo de Roy Thorntonn
    extraite de: http://www.faktaomfartyg.com/prinses_astrid_1930.htm



  • Historique:
  • Construit par John Cockerill SA à Hoboken (B).
    Numéro de coque 638.
    Lancé le 2 août 1929.
    Mis en service en avril 1930.
    Armé par le Gouvernement belge.
    Identification: G Q D A.
    Port d'attache: Ostende.

    Fin du navire: coulé par une mine le 21 juin 1949 à 4 milles à l'ouest de Dunkerque.

    Image fournie par Arne Pyson
    Image fournie par René Alloin

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  • Description sommaire:
  • Déplacement:
    - 3 083 tjb - 1 447 tjn.
    - 2 938 tjb - 1 337 tjn en 1932.
    - 2 950 tjb - 1 331 tjn en 1937.
    Longueur: 105.77 m, largeur: 14.07m, creux: 6.91 m.
    Propulsion:
    - 6 chaudières à tubes.
    - 6 turbines à engrenages construites par John Cockerill SA à Seraing.
    Puissance: 2 779 NHP, vitesse: 23 noeuds.


    Image fournie par Guy Cochin.
    Image fournie par Guy Cochin.

    Le naufrage du "Prinses Astrid".
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    Image fournie par Guy Cochin.
    image fournie par René Alloin et Arne Pyson


  • Description Actuelle:
  • Seule la partie arrière de ce navire est à explorer, l'avant étant totalement ensablé. Il y a quelques coursives à visiter ainsi que des trous du côté de la salle des machines. Sur l'arrière on peut observer une quille anti-rouli à bâbord, des lavabos dans la souille, et le reste des rambardes tombées sur le pont à la poupe.
    Cette épave n'est plus très visitée du fait de son éloignement du port de Dunkerque et de son fort taux d'ensablement.


    Voici quelques extraits du journal la Voix du Nord relatant le naufrage du "Prinses Astrid":


  • Sous la rubrique "Au large de Dunkerque" de "La voix du Nord" du mercredi 22 juin 1949:


  • -------La malle Ostende-Douvres saute sur une mine.
    -------Ayant à son bord 218 passagers et 55 hommes d'équipage.
    -------Cinq hommes d'équipage sont tués par l'explosion d'une chaufferie.
    Sauvetage dramatique des derniers passagers quelques instants avant que le bateau ne coule.
    -------Charles Diériekx, le chef mécanicien du Princesse Astrid est assis à l'entrée de la salle des machines. C'est un ancien de la ligne Douvres-Ostende. En relevant la tête, il admire l'alignement harmonieux des pièces énormes et vivantes autour desquelles s'affairent les mécaniciens. Diérickx a fait toute la guerre a bord de ce fameux bateau, un 3300 tonnes, qui porte le nom d'une Reine aimée entre toutes, la Princesse des neiges.
    -------Diérickx ne cache pas au pilote anglais, qui aujourd'hui, fait figure de passager, qu 'il ne changerait pas facilement de bateau, que celui-ci suffit à son bonheur de marin paisible. Il regarde l'heure de sa montre. Il est 4h12.
    -------Et à ce moment précis, Charles Diérikx, dans un vacarme effroyable, se sent partir au ciel, lui et sa chaise. Le pilote anglais disparaît comme avalé par une trappe. Il n'y a plus qu'un formidable hurlement, un halètement tragique. Il n'y a plus de machine, il n'y a plus d'hommes, il n'y a plus que de la vapeur étonnement épaisse et le ruissellement de la mer qui éteint tout.
    -------Charles Diérikx, blessé à la tête n'a jamais su comment, il s'était retrouvé sur le pont du bateau ou on l'a ranimé. Il a tôt fait de comprendre: une mine à tribord arrière. L'engin échappé aux dragueurs a frappé, la hanche du navire en plein a l'aplomb de la salle des machines. La Princesse Astrid a eu un sursaut de bête blessée. Elle s'est brusquement enfoncée par l'arrière, comme si une main géante avait appuyé sur le gouvernail. A l'intérieur, c'est un véritable désastre. Le beau navire semble avoir été visité par une tornade: vitres pulvérisées, glaces cassées, c'est une cascade de bruits étranges. Puis comme le raconte si bien un anglais de Bournemouth, M. Gompel, c'est un silence étonnant, effrayant. Les machines se sont tues. Les hommes n'ont pas encore réalisé ce qui leur arrive. La mer d'ailleurs très calme, commence à se faire très douce pour recevoir le grand navire blessé à mort et qui s'enfonce doucement.
    -------De la passerelle où règne en maître le capitaine Timmermans, commandant du bord, tombent les premiers ordres: la voix de l'officier est calme. Grâce à Dieu nous ne risquons rien, dit-il, et il répète sa phrase en anglais, car les Anglais sont de loin les voyageurs les plus nombreux à bord. A ce moment le bateau penche pour la première fois, il prend une bande qui sans être dangereuse effraie les jeunes femmes et les petits enfants, qui déjà affluent sur le pont. Il y a des cris d'effroi, mais pas d'affolement. Encore moins de panique. Les officiers belges commandent, les matelots travaillent de tout leur cœur à dégager les bateaux de sauvetage. Les passagers ont déjà passé les fameux lift-jackets que l'on ne trouve pas toujours quand on en a le plus besoin. Le tout se passe dans la dignité. Le bateau a tendance à se coucher. Des petits enfants pleurent. Et vient le cri: aux canots, les femmes et les enfants d'abord. Et tout continue à se passer comme si la mort ne rodait pas à chaque instant plus près du navire en perdition. On voit des femmes refuser de se sauver parce qu'elles veulent vivre ou mourir avec leurs compagnons. Aucun égoïsme, aucune brutalité. Les enfants gagnent de bras en bras des refuges à peu près sûrs dans ces canots qui dansent à la lame. D'ailleurs la côte n'est pas loin, la côte qui a été alertée par le S.O.S du grand navire. Dunkerque est là derrière.
    -------Dunkerque à qui on ne fait jamais appel en vain. De fait M. Audo le lieutenant de port, a été alerté huit minutes après la catastrophe. Avec la jeune téléphoniste Gisèle Devinck, il met en route vers la "malle" en détresse tout ce que le port contient de navires sous pression. Sept remorqueurs foncent à toute allure vers le Princesse Astrid qui est en ce moment au large de Loon-Plage, sept remorqueurs dont les museaux s'enfoncent rageusement dans la mer, tellement leur hâte est grande. Mais ils ont été précédés par le "Cap Hadid", un cargo mixte de la SAGA, rentrant à Dunkerque, qui est aux côtés de la malle et prend déjà sa charge de passagers. Qu'à cela ne tienne, les enfants de Jean Bart montreront ce qu'ils peuvent faire. Ils abordent littéralement ce bateau de 3500 tonnes déjà plus que chargé d'eau, sans se soucier d'être entraînés par un brusque chavirement du blessé. D'autres se chargent d'emmener dans une longue chaîne les chaloupes du navire naufragé. Mais le bateau perd de plus en plus de sa stabilité. Il y a des blessés parmi ceux qui se trouvent dans l'eau et qui sont coincés entre les débris. On recueille notamment un homme dont il n'émerge plus que la main entre deux poutres.
    -------Le capitaine, le dernier comme il se doit.
    -------Un sauveteur M. Dekeyser de Dunkerque, a de l'eau jusque la ceinture, au moment ou il ne reste à bord plus que le capitaine. Celui-ci tombe à l'eau. On peut heureusement le repêcher, mais cinq hommes n'ont pu être retrouvés. Il s'agit du deuxième mécanicien Brissineck et Velge et des chauffeurs Desmet, Vansteen et Van Welsenaers. Une quinzaine de blessés, pour la plupart légèrement, est hospitalisée dès l'arrivée à Dunkerque où ils trouvent un chaud accueil et un prompt réconfort. La plupart ont pu repartir dans la nuit même pour Londres par le ferry-boat. Malheureusement les bagages ont été perdus dans l'aventure et on a vu à Dunkerque hier soir de jeunes mamans en quête de biberons et de lait pour leurs tout-petits. Une grande partie de la poste a été sauvée. Les passagers ont félicité au moment où on l'emmenait tout couvert de pansements le commandant Timmermans et ses officiers adjoints Heck et Pottier. C'est grâce à leur énergie, à leur vigilance, qu'une catastrophe à pu être évitée. La panique à bord du Princesse Astrid aurait inévitablement engendré un drame beaucoup plus grave. Quant aux sauveteurs dunkerquois ils ont fait comme toujours, ils sont allés au plus vite au secours d'êtres en péril avec cette merveilleuse fraternité des gens de mer.
    -------La Princesse Astrid repose maintenant toute droite sur le fond. A marée haute seuls les mats et les cheminées surgissent de la mer assez calme. Pourra-t-on renflouer le navire?
    Tout est détruit à bord, dit un steward. Mais, officiers et matelots les larmes aux yeux entendent bien aujourd'hui aller faire une dernière visite au bon navire qui fit toujours son devoir, échappa aux pires dangers de la guerre qu'il fit comme transport de troupes, et qui vint trouver sa fin sur une mine dérivante à quelques milles de la côte de France.


  • Un geste émouvant de la S.D.R.S.--- "La voix du Nord" du mardi 19 juillet 1949:


  • Un geste émouvant de la S.D.R.S.

    Au prix de plongées dangereuses
    un médaillon de la "Pricesse Astrid"
    est ramené de l'épave de la malle belge



    -------Comme M. Vincke, directeur de la Société Dunkerquoise de Remorquage et Sauvetage, nous l'avait fait prévoir la semaine dernière, un magnifique médaillon de la Princesse Astrid a été ramené de l'épave de la malle d'Ostende-Douvres, coulée au large, et sera remis aux dirigeants de la société belge en souvenir de leur navire.
    -------C'était là une opération très dangereuse, mais la direction de la S.D.R.S. tenait à accomplir un geste particulier en l'honneur d'une reine qui fut très aimée de son peuple. -------
    ***
    -------Dès vendredi, les vents ayant changé, le "Robuste" se rendait sur l'épave de la "Princesse Astrid".
    -------Le scaphandrier Soulek se mettait aussitôt à la tâche et elle devait se révéler des plus pénibles et des plus délicates, étant données la marche intérieure à suivre dans le navire englouti et la fragilité des tuyaux d'arrivée d'air.
    -------Soulek s'engagea dans une coursive donnant sur le rouf et par un escalier latéral descendit vers le boudoir des dames, dans l'entre-pont, à l'entrée duquel le médaillon était fixé.
    -------Arrivé au point de jonction des deux descentes latérales et du grand escalier central, le scaphandrier se trouva devant un imposant barrage né du bouleversement de fauteuils, tables, cloisons etc... Avant d'atteindre le médaillon, il lui fallait dégager tout ce passage et surtout fixer tout le matériel pour l'empêcher de reconstituer sous la pression de l'eau agissant en tourbillon, un nouveau barrage.
    -------Plusieurs plongées de 20 à 25 minutes furent nécessaires ce premier jour. Elle laissèrent Soulek dans un profond état d'épuisement.
    -------Samedi enfin, le "Robuste" profitant de ce qu'il fallait refixer la bouée du "Dyck" heurtée par le "Triomphant", rendait une nouvelle visite à l'épave. Une seule plongée fut effectuée et Soulek en ramena le précieux médaillon, aujourd'hui couvert de vert de gris, mais en bon état.
    -------M. Vincke s'est mis en rapport avec la Cie des chemins de fer belges leur annonçant qu'il remettrait sous peu aux propriétaires ce souvenir de leur navire, ramené aux prix de dures difficultés. Peut-être trouvera-t-on ainsi une nouvelle assurance que les marins dunkerquois ne sont pas des pirates?
    -------------------------------------------------------------------------------------------------------------GS


  • Le médaillon du "Pricesse Astrid" --- "La voix du Nord" du vendredi 22 juillet 1949:


  • Le médaillon du "Princesse Astrid"
    sera remis au gouvernement belge


    -------Ces derniers jours, le scaphandrier Soulek, après plusieurs dangereuses plongées, a ramené un médaillon représentant la Princesse Astrid qui se trouvait fixé à l'entrée du boudoir des dames, sur la malle naufragée au large de Dunkerque. Ce médaillon, que nous reproduisons sur la gauche au bas de notre photo, sera remis au gouvernement belge. Le scaphandrier plongeait de ce pont battu par les flots où fut installé le matériel nécessaire.
    ----------------------------------------------------------------------------------------------------- (Photo V.D.N)


  • Le renflouement de la malle "Pricesse Astrid" --- "La voix du Nord" du vendredi 22 juillet 1949:


  • Le renflouement de la malle
    "Pricesse Astrid"


    C'est une opération quasi-impossible!

    -------On a fait état, à Dunkerque, des intentions qu'auraient des entreprises belges et hollandaises de tenter le renflouement de la malle "Princesse Astrid", coulée au large par plus de 10 mètres de fond. C'est un journal belge d'Anvers qui se fait l'interprète de cette nouvelle.
    -------A l'en croire, la valeur de remplacement du paquebot belge serait actuellement de 20 millions de francs belges. On a déja renfloué, en Belgique, des navires coulés plus profondément, mais le danger actuel consiste en l'enlisement progressif de l'épave.
    -------Hélas, les spéculateurs audacieux qui tenteraient ce renflouement ont certainement perdu de vue, ou n'ont pas encore étudié la situation suffisamment à fond pour connaître deux faits: le courant très violent à l'endroit ou gît l'épave et la rupture très nette de celle-ci.
    -------Il y a quelques semaines, nous exposions, dans ces colonnes, les raisons impérieuses qui laissaient paraître tout renflouement comme impossible. La S.D.R.S, qui, en fait, restait la première intéressée à une opération de ce genre, avait acquis cette même conviction.
    -------Tout essai de relevage par cylindres métalliques ou ballons reste soumis à la force toujours grandissante d'un courant qui s'est formé dans l'épave, et, par répercussion, autour d'elle. La fixation des engins deviendrait aussitôt très risquée et considérablement difficile. On sait déja le mal qu'a eu le scaphandrier Soulek pour effectuer une exploration de quelques minutes dans l'épave.
    -------Si cette première phase était menée à bien, que donnerait l'opération de traction? Le navire, brisé en deux, en partie, céderait complètement, et d'autre part, la vase et le sable formeraient ventouse par la brèche, au point d'arracher tout le fond du bâtiment au moindre effort ascensionnel.
    -------Or, malgré la valeur du navire, il faut bien dire qu'il n'est plus neuf, que son séjour sous l'eau n'aura pas amélioré son état, et que toute opération risque bien de ne pas payer ceux qui l'entreprendraient.
    -------D'ailleurs, les propriétaires de la malle ne se font plus grande illusion!
    -------------------------------------------------------------------------------------------------------------GS


  • Sous la rubrique "il y a 25 ans" de "La Voix du Nord":


  • -------A Londres, on met en doute que la malle Princesse Astrid ait heurté une mine. Certains spécialistes soutiennent la thèse d'une explosion de chaudière, le channel ayant été dragué à fond.
    Un premier examen de la coque, effectué par un scaphandrier, M. Soulek, amené par le remorqueur "Robuste", n'a donné aucun résultat probant.


  • Sous la rubrique "il y a 25 ans… 21 juin 1949" de "La Voix du Nord":


  • -------Aujourd'hui mardi, une catastrophe maritime s'est produite dans la passe Ouest à quatre milles et demi des jetées de Dunkerque au large de Loon-Plage et Fort Mardyck.
    -------A 16h12, une explosion, peut être provoquée par une mine, s'est produite dans la chaufferie de la malle d'Ostende Princesse Astrid commandée par le capitaine Timmerman.
    -------Le Bâtiment s'est enfoncé par l'arrière vers 17h15, à pris de la gîte à 17h55, s'est redressé et à coulé à 18 heures. Entre-temps les passagers et la plus grande partie de l'équipage avaient été recueillis par le remorqueur "Menehon" (200 personnes), commandé par M. Nilho, qui accoste le bâtiment en détresse; le cargo "Cap Hadid" (68 personnes); le chalutier "Les trois frères" (40 personnes); Les remorqueurs "Dogue", "Râblé", "Bélier", "Bergsche Maas", "Hendlesche Maas", et "Maashaven". Le remorqueur "Andlesch Maas" lui est rentré en tirant des baleinières de sauvetage. Le "Râblé" et le "Menehon", ont vainement tenté sous la direction de M. Dekeyser, d'échouer le bâtiment. L'ancre tribord était mouillé. Le commandant de la malle a embarqué, le dernier, sur le "Râblé". Le nouveau canot de sauvetage "Amiral Ronarc'h" (patron Auguste Brunet) a également participé aux opérations, prenant à son bord, une trentaine de personnes. C'était sa première sortie.
    -------Malheureusement cinq membres de l'équipage ont été tués par l'explosion et quinze brûlés ou blessés sont admis à l'hôpital de Dunkerque.



  • Sources:

  • "Equipe dkepaves":
  • fiche épave n°15 DK Plongée.
  • journal "La voix du Nord".
  • Photo de Roy Thorntonn extraite de: http://www.faktaomfartyg.com/prinses_astrid_1930.htm.
  • "René Alloin":
  • fiches techniques et historiques.
  • "Bruno Pruvost":
    Articles de la "Voix du Nord" extraits des Archives Municipales de Dunkerque
  • fiches techniques et historiques.
  • "Arne Pyson":
    "Guy Cochin":


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